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Bilan Convoi Avril 2008

Bilan du Convoi Solidaire en Roumanie

du 19 au 26 Avril 2008

 

 

  

SOMMAIRE
 

I)                   Présentation de l’association et introduction

 

II)                 Présentation de la Roumanie

 

III)              Les démarches administratives

 

IV)              Le financement

 

V)                Les collectes

 

A)    Les collectes auprès des particuliers et organismes

 

B)     Les collectes en supermarché

 

C)    La redistribution du matériel non transporté

 

VI)              La revalorisation

 

VII)           L’inventaire

 

VIII)         Le chargement

 

IX)              La route

 

X)                Le convoi

 

XI)              Perspectives et évolution du projet

 

     XII)       Remerciements
 
 

I)                 Introduction et présentation de l’association

 

  

ICARE (Initiative de Coopération Active par Relais d’Etudiants) est une association à but humanitaire, social et environnemental. Elle a vu le jour sur le site de Saint-Quentin-en-Yvelines en 1993.

 

Depuis quatorze ans, des projets de sensibilisation (conférences, expositions) et de solidarité locale (spectacles dans les hôpitaux, soutien scolaire) ont vu le jour.

 

ICARE s’est aussi distinguée par la réalisation d’une quinzaine de projets humanitaires à destination de pays d’Afrique (Tunisie, Centre Afrique, Sénégal, Madagascar…), ainsi que vers l’Europe de l’Est (Roumanie, Moldavie, Lituanie, Serbie).

 

ICARE organise également des sessions PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau un) pour les étudiants de l’université à un tarif préférentiel.

 

L’association sensibilise le monde étudiant à l’Environnement par des actions sur le thème du développement durable, des énergies renouvelables et des diverses formes de pollutions et la participation à l’opération campus vert lancée par Greenpeace et la Solar Generation.

 

En ce qui concerne le volet solidarité internationale, ICARE a redirigé son action en Roumanie, après trois années en Serbie. Constatant qu’il subsiste des disparités entre la métropole et les localités, ICARE a voulu répondre au mieux aux besoins de la population roumaine en instaurant une collaboration avec des acteurs locaux.

 

Ainsi, le 19 avril 2008, neuf adhérents se sont rendus à Livada, dans la région de Satu Mare, au Nord Ouest de la Roumanie pour déposer plus de 3 tonnes de matériel dans une école agricole et un hôpital régional.

 

Pour ce faire, ce convoi a nécessité une longue préparation, tant au niveau administratif qu’au niveau de la collecte de matériel. Ce départ est le fruit d’un travail collectif fourni par les adhérents d’ICARE tout au long de l’année universitaire.

 

Ce bilan essaie de retracer au mieux les démarches suivis avant le départ ainsi que l’arrivée sur place et le retour.

 

Le projet fonctionne comme une nébuleuse composée de cinq branches nécessaires au départ et dont l’importance est équivalente. On compte : Les démarches administratives, le financement, les collectes, la valorisation et l’inventaire.

  

II) Présentation de la Roumanie

 

 

« Données géographiques

 

Nom officiel : Roumanie

Superficie : 237.500 km²

Population : 21.700.000

Capitale : Bucarest

Villes principales : Iasi, Cluj, Brasov, Constanta, Timisoara, Galati, Craiova, Sibiu (capitale européenne de la culture en 2007).

Langue officielle : roumain

Monnaie : leu (RON)

Fête nationale : 1er décembre

 

Economie

 

            Après trois années de récession en 1997-1999, la Roumanie a renoué depuis 2000 avec la croissance (+5,7% en 2001, + 4,9% en 2002, + 4,9 % en 2003), tirée par les exportations et l’investissement. En 2006, la croissance a atteint 7,7%. Le pays bénéficie d’importantes entrées de capitaux et d’une forte appréciation du le. Cette croissance soutenue s’est accompagnée d’une désinflation graduelle depuis 2001 (40% début 2001 ; 9,3% fin 2004), qui s’est maintenue à ce niveau en 2005 (9 %), compte-tenu des hausses de prix administrés (énergie, notamment), et a nettement baissée en 2006 (5%).

 

En 2005 et 2006, la poursuite des privatisations (énergie, banques) a permis de couvrir une partie du déficit courant. Le nouveau gouvernement, élu en décembre 2004, a mis en oeuvre d’importantes mesures fiscales, principalement un taux unique d’imposition de 16% pour les impôts directs (IS et IRPP). Malgré les défis auxquels s’est trouvé confronté le pays ces dernières années, l’agence de notation Standard & Poors a attribué début septembre 2005 à la Roumanie la notation BBB - qui lui confère le statut d’« investment grade ». L’agence a pris en compte le dynamisme de l’économie roumaine, les perspectives d’intégration européenne, la volonté de réforme, singulièrement dans le domaine de la lutte contre la corruption, qui a en effet été engagée par le gouvernement.

 

Population

 

La population est composée à près de 90% de Roumains de souche, mais il existe une importante minorité hongroise (environ 1,4 million), principalement en Transylvanie, ainsi qu’une petite communauté allemande. Les Roms (population officielle : plus de 500.000 personnes ; population estimée : 2 millions) forment une communauté à part.

 

Population (en millions) : 21,7

Densité (habitants au km²) : 93,77

Accroissement naturel de la population : -0,21

Indice de fécondité : 1,36

Espérance de vie (en années) : 70,62

Urbanisation (en %) : 52,7 

 

 

Climat

 

Le climat de la Roumanie est de type continental. L’hiver est sec et rude (la température peut descendre jusqu’à -20°C) avec d’importantes chutes de neiges formant des congères ; le printemps est court ; l’été est chaud et peut même être caniculaire ; l’automne est assez long et ensoleillé.

 

Températures moyennes :

Printemps 10 à 20°

Eté 20 à 30°

Automne 10 à 20°

Hiver -5 à 10°

 

La pluviométrie moyenne est de 635 mm par an »

 

*source: France diplomatie,gouv,fr

 

Histoire

 

            « Les populations qui finiront par constituer les Roumains ont une longue histoire, depuis l'apparition des premiers Daces (Thraces du nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer 150 ans avant de se retirer au milieu du IIIe siècle. Au sud du Danube par contre, la domination romaine a duré six siècles. Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou de l'Empire romain d'Orient (au sud du Danube) ou des royaumes « barbares » (au nord du Danube), n'auront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du Regnum Valachorum (Royaume des Valaques) par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé pour moitié de Bulgares, ce royaume situé à cheval sur les deux rives du bas-Danube ne dure que 63 ans avant d'être remplacé par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube). La fusion et l'indépendance des banats nord-danubiens donne au XIVe siècle les principautés de Moldavie et Valachie qui, après quatre siècles d'autonomie sous l'influence ottomane, fusionnent à leur tour en 1859 pour former le Vieux Royaume de Roumanie, dont l'indépendance totale par rapport à l'Empire ottoman sera reconnue en 1878.

 

La fin de la Première Guerre mondiale voit la Transylvanie (hongroise depuis 1867 au sein de la monarchie austro-hongroise),la Bucovine, la Bessarabie et une partie du Banat voter leur rattachement à la Grande Roumanie qui remplace le Vieux Royaume. Au début de la Seconde Guerre mondiale la Roumanie est pro-Alliée avec son roi anglophile Charles II qui fait tirer sur les fascistes de la Garde de fer, juger et exécuter leur chef Corneliu Zelea Codreanu, et garantir les frontières du royaume par le Royaume-Uni et la France. Par la mer Noire, la Roumanie transfère l'armée et le gouvernement polonais en territoire britannique, à Alexandrie, sur la flotte du SMR sous escorte de la marine de guerre.

 

Allié avec Staline par le pacte germano-soviétique de 1939, Hitler considère donc la Roumanie, à juste titre, comme une puissance hostile, et l'été 1940, après l'effondrement de la France, l'oblige à rendre la Bessarabie à l'URSS, la Transylvanie du nord à la Hongrie et la Dobrogée méridionale à la Bulgarie. La Roumanie ne conserve que la moitié de son territoire de 1918. Par la suite, Hitler et la Garde de fer renversent le roi et le remplacent par le « Pétain roumain », le maréchal Ion Antonescu, qui mène la même politique que son homologue français et se rend coupable du même genre de crimes (il est jugé et exécuté à la fin de la guerre). Lors de l'Opération Barbarossa, Antonescu engage la Roumanie aux côtés de l'Allemagne en juin 1941 pour récupérer la Bessarabie. Mais il ne se contente pas de cela : il fait occuper par l'armée roumaine la "Transnistrie" (une partie de la Podolie ukrainienne), il s'y livre à des atrocités et il envoie l'armée roumaine au massacre jusqu'à Stalingrad. Un Conseil national de la Résistance se forme entre les mouvements de partisans, les leaders des partis politiques démocrates interdits, et le roi Michel, qui renversent Antonescu en août 1944: la Roumanie déclare la guerre à l'Axe, engageant 550 000 soldats contre l'Allemagne. Le         6 mars 1945, un coup d'État communiste met fin au gouvernement issu de la Résistance, et le roi Michel est forcé d’abdiquer fin 1947 : la dictature communiste s'abat alors sur le pays jusqu'en décembre 1989, faisant 2 millions de morts civils (chiffre officiel) en 45 ans. Fin 1989, le président communiste Nicolae Ceauşescu et sa femme sont fusillés lors d'une            « révolution » manipulée par l'ancienne nomenklatura dans le but de sauvegarder ses privilèges.

 

Événements historiques

 

Les Roumains ont eu une politique de survie en marge des intérêts des grands empires (romain, byzantin, mongol, ottoman, austro-hongrois) et de l'URSS.

Les communistes sont arrivés au pouvoir en 1945, alors que le pays avait commencé sa modernisation et sa démocratisation sous divers gouvernements parlementaires. Comme conséquence de la résistance à la collectivisation des terres, mais aussi dans les régions montagneuses, la répression a été sanglante dans certaines régions rurales. La société civile a aussi tenté de résister au totalitarisme, de manière de plus en plus feutrée et passive à mesure que les résitants étaient exterminés. Le communisme en Roumanie a connu trois périodes, correspondant à trois générations de communistes :

 

la « revanche » (sur la société démocratique bourgeoise antérieure, mais aussi sur le fascisme), phase violente de terreur, d'arrestations massives, où les minorités du pays étaient majoritaires au Parti ;

la « normalisation », phase de développement de la nomenklatura, où les opportunistes issus de la majorité orthodoxe rurale font carrière, marginalisent les camarades issus des minorités (dont beaucoup quittent le pays) et portent le Parti à trois millions de membres ;

le « national-communisme » qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les                     « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s'appuient sur Gorbatchev et la France pour renverser Ceauşescu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et                          « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salvarii Nationale) et gardent le pouvoir jusqu'en 1996.

Les élections de 1996 ont balayé la nomenklatura du pouvoir politique (mais pas du pouvoir économique), au profit d'une coalition des partis démocratiques (CDR ou Convention démocrate roumaine et USD, Union sociale-démocrate). Le président Emil Constantinescu a été alors le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime d'Antonescu contre les Juifs. Le FSN, rebaptisé PSD (Parti social-démocrate), revient au pouvoir en 2000, mais subit une nouvelle défaite en 2004 face à l'Alliance D.A. (composée essentiellement des successeurs de la CDR, le Parti démocrate et le Parti national libéral).

 

En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d’entrée dans l’Union européenne, le président Traian Basescu a été le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime communiste. »* source www.france-roumanie.com
 
 

III) Les démarches administratives

 

 

Une grande partie du convoi dépend de cette étape. Le plus difficile généralement est de prendre contact avec les institutions locales. Dès juillet, nous avons cherché et contacté plus d’une trentaine d’association, cependant peu de réponses nous sont parvenues. Heureusement, l’association « La Plume et l’Encrier », active à Livada depuis une dizaine d’années, a été un soutien dans notre prise de contact avec la Roumanie. Une convention de partenariat a été signée entre nos deux associations stipulant que « Le Plume et l’Encrier » s’engage à faciliter la prise de contact avec le Groupe Scolaire Agricole de Livada et l’hôpital de Satu Mare et qu’ICARE en retour apportera le matériel convenant aux besoins de la population locale (annexe 1).

 

Concernant le trajet, étant donné que la Roumanie fait partie de l’Union Européenne, les démarches administratives sont facilitées. Certes, il faut établir des certificats de donation (annexe 2), d’utilisation, des ordres de missions et recevoir des acceptations de donations (annexe 3) de la part de nos destinataires afin de prouver le bien fondé de notre convoi auprès de l’administration étatique. Ces documents ont été obtenus grâce à l’UVSQ et la mairie de Guyancourt qui nous ont soutenus dans nos démarches, notamment par le biais de lettre de soutien.

 

Notre démarche solidaire nous a permis d’obtenir, comme chaque année, l’exonération des péages de France se situant sur notre trajet par le biais de la SANEF.

 

La location des camions s’est faite auprès de la société UCAR à Coignières qui nous offrait le meilleur prix. Ensuite, il a fallu souscrire une assurance « tous risques » auprès de la MAIF afin de couvrir les véhicules ainsi que les conducteurs et passagers du convoi.

 

 

IV) Financement

 

Un convoi solidaire d’une dizaine de jours coûte cher, notamment pour la location des utilitaires qui représente la moitié de notre budget. Nous n’aurions pu le réaliser sans les subventions qui nous ont été gracieusement données par l’UVSQ, les mairies, le CROUS, le CASQY.... Ces subventions couvrent 75% de nos dépenses, le reste dépendant de « buvettes solidaires » que nous organisons au sein des UFR. Ainsi, nous avons pu récolter environ 2 000 euros.

 

 

V) Les collectes de matériel

 

Les collectes de matériel sont indispensables dans notre action et se succèdent tout au long de l’année. Dès que le matériel promis pouvait contenir l’espace d’un camion, nous avons loué des utilitaires auprès de l’agence UCAR Coignières. On peut distinguer deux types de collectes :

 

A) Les collectes chez les particuliers et organismes :

 

Grâce à Handicap International qui nous soutient, de nombreux particuliers nous ont contactés afin de nous donner du matériel orthopédique.

Le matériel médical est collecté auprès d’hôpitaux (Hôpital de Rambouillet), de maisons de retraite (Saint Cyr), par le biais d’autres associations humanitaires (BIP) ou bien grâce au centre de réadaptation fonctionnelle de Richebourg.

 

B) Les collectes en supermarché :

 

Afin de répondre aux besoins demandés par l’école de Livada, nous devions compléter nos collectes par du matériel scolaire et d’hygiène. Pour cela nous avons effectué quatre collectes en supermarché. Sur un weekend, les adhérents démarchaient les clients des supermarchés afin que ces derniers nous fassent don de matériel d’hygiène (Coton, brosses à dent, dentifrices…), et scolaire (cahiers, crayons, stylos…).

 

La prise de contact se fait par téléphone, puis par fax.  La recherche s’est révélée plutôt difficile : pas de réponse concrète, quelques fois aucunes nouvelles. Nous devions avoir deux grandes surfaces et deux moyennes/petites surfaces. Quatre magasins ont retenu notre attention : Auchan Maurepas, Champion Elancourt, Champion Voisins Le Bretonneux et Carrefour Rambouillet.  Les collectes se sont déroulées respectivement les 15 et 16 février, les 22 et 23 février, 7et 8 mars, 21et 22 mars, de 8h30 à 19h30-20h.

Les équipes étaient composées généralement de trois à quatre personnes qui se relayaient afin de distribuer des tracts aux clients sur lesquels étaient marqués les articles que nous recherchions.

 

Auchan Maurepas : 15 et 16 Février

 

Le personnel du magasin était très accueillant et serviable. Carène Grosset que nous avons eu au téléphone pour l’organisation de la collecte a été très professionnelle, la seule personne à nous donner une réponse concrète. Des clients plutôt réceptifs malgré des comportements incorrectes (réflexions, rejet total de participer).

 

Champion Elancourt : 22 et 23 Février

 

Ces deux jours se sont ponctués de mauvais incidents et ont perturbé le bon déroulement des collectes. C’est le seul magasin avec qui nous avons eu d’aussi mauvais échanges : ils ne voulaient pas nous prêter des chaises et une table alors qu’il avait été spécifié au téléphone et dans la lettre un prêt le matériel dont nous avions besoin. Les adhérents restés au local ICARE ont dû apporter le matériel manquant. Aucun réapprovisionnement n’a été fait dans les rayons cibles. Avec une réaction en constance avec Maurepas, les dons sont restés très variables.

 

Champion Voisins le Bretonneux : 7 et 8 mars

 

C’était une bonne collecte. Des gens très agréables dans l’ensemble, beaucoup de dons. On a récolté plus de matériels qu’aux précédentes collectes. Un personnel très agréable, aimable, des bons rapports.

 

Carrefour Rambouillet : 21 et 22 mars

 

Cette dernière collecte s’est bien déroulée. Des gens très agréables, beaucoup de matériels récoltés.

 

 

Total Collectes :

 

Auchan Maurepas : 202 kilos, Champion Elancourt : 144,8 kilos, Champion Voisins le Bretonneux : 250 kilos, Carrefour Rambouillet : 292,4 kilos

  

Total : 889,2 kilos

 

Les collectes en supermarché sont pour nos adhérents une expérience très enrichissante dans tous les domaines tels que le contact avec les magasins, leur personnel et avec les autres adhérents.

 

Cette année, nous avons récolté 3 tonnes de matériel que nous avons apporté en Roumanie

 

C) La redistribution du matériel :

 

Le matériel que nous n’emmenons pas est redistribué aux associations voisines (Angad France) ou aux particuliers ayant besoin d’un matériel orthopédique en France comme à l’étranger.

 

 

VI) La revalorisation

 

Il arrive que des dons soient usés ou mal entretenus. C’est pourquoi nous valorisons notre chargement en nettoyant, réparant et triant l’ensemble du matériel récolté. C’est une tâche importante car l’association s’attache à ce que le matériel importé soit en parfait état de marche

 

 

VII) Inventaire

 

Nous comptabilisons puis traçons et pesons chaque matériel, produit et don que nous confinons informatiquement afin de connaître exactement l’étendue de nos stocks semaine après semaine.

Cet inventaire précis a permis d’établir avec nos partenaires roumains la liste du matériel à emmener.

 

 

VIII) Le chargement

 

Le chargement du matériel récolté tout au long de l’année a eu lieu le vendredi 18 avril à 9h, veille du départ. Les adhérents ont chargé les camions de cartons stockés dans les locaux prêtés gracieusement par l’université. Pour des soucis de logistique, nous avions prévus d’avoir deux camions pour l’hôpital et un pour le Groupe Scolaire Agricole de Livada, ce qui facilite les démarches administratives. Cette opération s’est terminée aux alentours de 14h et tous les participants ont pu se retrouver autour d’un goûter. Le départ étant fixé au lendemain matin, les adhérents sont partis se reposer.

 

  

IX) La route

 

Le départ a eu lieu le samedi 19 avril à six heures du matin au bâtiment Leclerc. Le convoi, composé de six conducteurs et trois non conducteurs s’est dirigé vers Strasbourg sous une pluie battante. Tour à tour, nous sommes passés par l’Allemagne, puis l’Autriche où nous avons passé la nuit, près de Linz sur une aire de repos. Le lendemain matin dès l’aube et sous un soleil radieux, nous avons repris la route vers la Hongrie, après un détour obligatoire par le cœur de Budapest, nous sommes arrivés en Roumanie sans encombrement. Le passage à la frontière Hongro-roumaine s’est déroulé rapidement. Un simple contrôle des papiers et l’ouverture de l’arrière des camions à été suffisant pour nous laisser rentrer sur le territoire.

 

Nous sommes arrivés dans la localité de Livada le dimanche 20 avril à 21h, heure française où nous avons été accueillis par M. Riou, le président de la Plume et l’Encrier qui nous a conduit jusqu’au Groupe Scolaire Agricole. Après un repas-camping et un petit débriefing, nous sommes allés nous coucher.

 

 

X) Le convoi

 

Le premier jour a été sous le signe du repos, après vingt-quatre heures de route, nos convoyeurs ont profité du soleil et de l’accueil des roumains pour certains et du lit pour les autres.

 

Le deuxième jour nous avons rencontré la directrice de l’établissement scolaire, Madame Popescu avec laquelle nous avons discuté longuement de la redistribution du matériel importé, de la conjoncture sociologique et économique de la Roumanie. A la fin de cette réunion, nous nous sommes fixés un deuxième rendez-vous pour le jeudi.
 
Le mardi 22 avril a eu lieu de déchargement du camion Groupe Scolaire Agricole. Après une petite cérémonie où nous avons présenté ICARE, nous avons déchargé le matériel dans le CDI de l’école.
 

Le mercredi 23 avril, nous nous sommes rendus à l’hôpital de Satu Mare pour procéder au déchargement des deux autres camions restants. Nous avons ensuite visité l’hôpital et nous avons discuté avec M. Bolos, notre contact et médecin du service cardiologie.

Après le déchargement à l’hôpital, suivi d’une visite de l’établissement de santé, nous avons diné avec M. Bolos, chef du service cardiologie, avec qui nous avons discuté toute une soirée sur l’histoire roumaine et la situation du système de santé du pays.
 

Pendant ces quelques jours passés sur place, nous avons pu découvrir Livada et ses environs, goûter aux charmes du pays et à l’accueil très chaleureux de la population. Nous avons notamment passé beaucoup de temps avec la directrice du groupe scolaire, Mme Popescu avec qui nous avons discuté, lors du rendez-vous matinal du jeudi, du projet « convoi solidaire » et des perspectives de notre action. Il est ressorti de cette réunion un éventail de besoins auxquels notre association ne peut, ou difficilement répondre.

 

XI) Le retour

 

Les membres du convoi ont quitté la Roumanie le vendredi 25 avril au matin, après une soirée passée en compagnie de Mme Popescu. Le retour s’est fait sans encombre et après une nuit passée à Linz en Autriche, nous arrivons le samedi 26 avril vers 21h où des adhérents d’ICARE nous attendaient chaleureusement.

 

 

XII) Les perspectives

 

Le bilan du convoi solidaire 2008 est positif, tant sur le plan humain que technique. Nous avons répondu techniquement aux objectifs fixés au début de l’année, à savoir la collecte, le financement, les contacts locaux les démarches administratives et autres… Positif sur le plan humain grâce à une expérience très enrichissante pour les adhérents qui ont fait le déplacement et qui ont rencontré une population attachante et partagé des moments privilégiés avec les jeunes roumains.

Néanmoins, ce bilan doit faire constat de la forte évolution des besoins en Europe de l’est, passant d’un besoin matériel urgent à un besoin de subvention. Le matériel que nous amenons reste très utile pour les acteurs locaux, cela leur permet d’économiser leur achat pour se concentrer sur un investissement plus lourd et plus profitable. Face à cette évolution des besoins, ICARE se doit de revoir sa conception de l’aide internationale et conscient de cela, l’Assemblée Générale a voté la mise en place d’un groupe dont le mandat est d’étudier à l’aide de nos partenaires et associations, la conception d’un nouveau projet solidaire axé sur du travail durable auprès des populations en respectant leur environnement, les traditions, en les intégrants activement dans le projet dont la finalité est l’autonomie.

 

  

XIV) Remerciements

 

 

Aliya Javer : Présidente de l’association et responsable du projet

Vincent Marquant : Coresponsable du projet

John Mascarelle 

Sébastien Melle

Solène Maguet et Morgane Videlo

Marie Desoeuvre

Simon Gosrse

Thanh Ly

Caroline Velu

Mickael Ravier

Bastien Hamard

 

Merci aux adhérents qui ont généreusement donné de leur temps pour voir ce beau projet se concrétiser.

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